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Actualité

jeudi 29 octobre 2009

Série "Les renversés"- Renversée III


Renversée III- cire et mine de plomb/papier-150x105 cm

vendredi 1 mai 2009

Dans l'atelier...


Je travaille sur ce dessin depuis quelques temps déjà

Ce temps qui me manque tant précisément

je parviens néanmoins à lui consacrer quelques minutes chaque jour

à suivre.....

.......et un poème d'Isabelle Normand est venu :

Surgir
être
courbe
fluide
vent
souffle
danse
qui se densifie
chair

l’outil laisse encore sa marque
est-il burin estompe
polissoir
est-il crayon
la matière se burine
apparaît
hors l’eau
de la source
primale
tête et main en filigrane
ou déjà lovés
ailleurs
à nouveau
long plongeon
hors du fluide

mouvement
onde
vague
qui se déploie
puis retombe
qui s’expanse
puis se resserre
au centre
noyau d’ombre
dense
respir
eau
nuage
vol

I. Normand, le 9 mai 2009

samedi 4 avril 2009

Quels pieds !


Pieds-1 crayon sur papier (détail)


pieds-2 crayon sur papier (détail)

parce qu'ils sont malmenés,
oubliés, souvent niés,
presque méprisés, cachés
par tout ce qu'ils disent de la douleur,
leur présence souffrante
m'ont donné l'idée des derniers dessins

lundi 19 janvier 2009

RECLAME !

j'ai le plaisir d'annoncer la parution du premier roman d'Isabelle Normand

"Le rire de l'âme"

aux éditions du Pierregord le 21 janvier 2009.


Il est disponible en libraire et sur le site:
http://www.editionspierregord.com/rire-lâme-p-66.html

jeudi 1 janvier 2009

Entre mots et images

Au départ, il y a une nécessité,
celle d'aller vers l'autre
sortir de nos solitudes de créateurs, partager, échanger, mêler nos différents langages...

Lire la suite

mercredi 31 décembre 2008

Série "les renversés" : figure au voile


Les renversés 2- Couple au voile
cire et graphite sur papier, 105x150 cm

intermittence du chaos
mains qui courent
coudes
cœur en vrille
noir
ombre
gombre
ou hombré
et toujours
la pensée qui serpente
et les gouffres

ne rien prendre
entre les doigts gourds
paume ouverte pourtant
non-réponse

Isabelle Normand
6 octobre 2006

mardi 2 septembre 2008

Série "les renversés"


Homme dit "aux pieds sales"
cire et graphite sur papier, 105x150 cm

samedi 5 avril 2008

Série des "oiseaux" : oiseau III


SH, oiseau III
cire et mine de plomb sur papier

1
empêtré dans un gigantesque cordon
un sexe qui ne lui appartient pas
ou pas seulement
à la fois arrêté en plein vol protégé par les reins
acrobate lové dans une grande main
il vole
il se balance
il rêve

rêve qu’il part et se délie
rêve qu’il plonge dans l’immensité bleue des mondes qui l’attendent
rêve qu’il est corde sexe son flamme

danseur aussi précis qu’un mécanisme suisse
rouage du silence entraîné par l’instinct
une virgule au temps seconde après seconde

il rêve qu’il est montre
aiguille et pulsation

2
autre sexe si long qu’il devient la boussole d’un marin en pleine mer
quand est-on reparti voyager au fond
des horizons de la mémoire d’avant la conception
océan des entrailles sorti comme une voile une aile un diapason
l’être est bulle et compas
autour dedans
la liane le retient le brûle et le dessine
lien si fort qui jamais ne disparaît
lien du sort et du sang
lien qui sort et qui rentre
muscle mort qui jamais ne s’en va même quand on ne le voit pas
même si on ne le voit



à l’envers à l’endroit
à l’envers un pendu
à l’endroit un qui prie
mémoire redescendue de la tête au talon
mémoire qui marche en nous
l’enfant qui se retourne est celui qui descend
puis celui qui remonte puis celui qui descend
le sexe seul vibre mais est-il encore sexe ou bien ancre ou bien pic
baie montagne
île sentiment
le nœud en nous se brise lorsqu’on change d’état
le nœud qui nous retient à la chair et au temps

3
il rêve qu’il existe
sait-il seulement s’il ment ou s’il respire
s’il cherche ou s’il marche
s’il plonge ou s’il s’envole
s’il croît ou rapetisse
sait-il seulement ce qu’est être lisse et vibrant
sait-il qu’il disparaît en s’acceptant
la corde le rattrape
la corde qui le tend
la corde qui le frappe et fait sourdre le temps de sa chair
il est cloche et airain
la cloche qui ébranle l’univers en le créant
matière dont sourd l’espace
l’étoile du vivant

IN, le 4/04/08

lundi 24 mars 2008

Série des "oiseaux" : oiseau II


SH, oiseau II
cire et mine de plomb sur papier

Lui il oublie tout
le huit élégant
et le six étrange
il perd la conscience de ce qu’il était
pourquoi en tournant faut-il oublier
il oublie il aime
marcher sur un fil
le fil du rasoir fil de la conscience
il marche à l’envers le grand voyageur
en apesanteur
rythme régulier de l’axe du vent
qui roule et déroule
ce corps étiré
ruban qui s’incline
qui tressaille et s’ouvre
aux mains d’un enfant
tel un cerf-volant
œuf en devenir
quand seront lâchées toutes références
œuf d’identité
où s’inscrit l’essence de sa randonnée

l’enfant qui va naître est-il cet été
lancé en plein ciel
cet homme qui plonge
vers sa destinée

IN, 23/03/08

dimanche 23 mars 2008

Série des "oiseaux" : femme-oiseau I


SH, Femme-oiseau I
Cire et mine de plomb sur papier



Elle vibre et elle tangue
lente ondulation
lente sécession d’avec ce qu’elle est
le corps et l’absence
danse d’horizon
elle tourne et retourne
ses champs sa chanson
lentement elle tombe
lentement elle ploie
elle bée elle s’enfonce
elle devient semence
et la roue l’entoure la cercle et la broie
au prochain tournant sera-t-elle vivante
elle tourne et retourne son incandescence
sa joie sa splendeur
son intelligence
elle est mouvement
elle vibre en cadence
le corps est musique
les mains partition
sur le fil du temps qu’elle tresse en secret

IN, le 23/03/08

jeudi 28 février 2008

Femme III, le cri


SH, Femme III, le cri
cire et mine de plomb sur papier, 105 x 150 cm

1

qui crie
son corps
ou elle
son ventre
ses seins
descente de croix
et la croix intégrée
à l’intime d’elle-même

bois du ventre
prise de terre
racine

n’est-elle pas autre chose qu’à la racine d’elle-même ce cri
à la pointe du sein le regard
au bout des doigts l’attente
fil qu’elle est en train de couper
ligne d’arrivée
passera-t-elle et comment
avant de s’abattre
de l’autre côté
de dos la descente est peut-être indécente
mais de face
elle existe
tel un cri renversé
de la tête coupée
de la tête voilée
cri du ventre caché par des siècles de violence
sous la peau traversée par la houle des ans
cri de rage et cri de lumière
quand tous les masques tombent

femme-cri emportée par sa faute première
celle d’être
dans le simple dénuement du voile
plus présent d’être
mis dans un coin
un signe de reconnaissance
signature éternelle de la chair face au temps
la femme qui s’envole
dans un grand désir d’Eve
oiseau libre au firmament du sang


SH, femme III, le cri (détail)

2

le cri du muscle en l’air
le cri muscle puissant
ressort intime de la lumière
l’oiseau vole en dedans
la couture s’est défaite
la vie peut s’élancer

la femme qui s’envole a le temps d’être
d’être cri et d’être défaite
défaite de la chair transcendée par le vent
qui deviendra lumière son sarabande
vibrations du silence autour d’elle
elle au centre
cri planté dans ses rêves
subtilité des cygnes s’emmêlant
de grands cygnes
qui racontent
l’émerveillement
et l’attente

extrême pointe du cri
avant que tout commence
derrière la voix cassée par trop d’incandescence
le cri du fil d’Ariane
qu’elle casse en avançant

est-ce son corps qui crie
ou la mesure
qu’elle lâche
pays qui se déploie sous elle
en transparence
qu’elle enjambe et qu’elle crée
fulgurance de l’instant

temps de la fulgurance
du fouet de l’indicible
le cri qui signe l’être

IN, le 26/02/08

mardi 19 février 2008

Corps à corps


SH, Corps à corps
Cire et mine de plomb sur papier, 105 x 150 cm

Lui mord la nuque le cou le pouce
s’agrippe se tord
et prend appui
mais qu’est-ce qui prend appui
le corps ou l’âme
la peau le sang
ou le désir
mains palpitantes
muscles tendus
ce qui se forme et se déforme
sous la caresse d’un oiseau
déséquilibre intime
touché par l’autre
le ventre centre milieu de croix
centre du monde

IN, le 19/02/08

lundi 11 février 2008

Porté III


Est-on plus ou moins autre quand on est en dessous au-dessus en travers
est-on le geste et la demande
n’est-on plus qu’en morceaux
pied main hanche deux trois quatre
cri de chair muscle tendons

la tension la torsion
les corps qui se rejoignent
est-on plus ou moins peau
transe frisson
est-on à la fois l’absence et le regard dans la chaleur lovée du coeur de l’autre
à moitié rassasié à moitié pénitent
l’aumône aux heures de sang
où la danse se fait malgré nous
et le huit infini levé vers la lumière

peut-être que la transe n’est qu’un pied renversé
et le centre
dans l’inversion des sens
pont de flamme
où les sexes parfois se rejoignent

il est elle
projeté à l’étrave
en préface de lui
eau dormante
elle est île
il est aile
elle tendue à la proue
son épée du silence
il comme luit la mémoire
à sa source
deux visages du temps
figés dans une extase
d’où les deux corps jaillissent

IN, le 9/02/08

samedi 2 février 2008

Deux dessins de femmes


Femme, un genou à terre
cire et mine de plomb sur papier, 100x150 cm


Femme, genou à terre cheveux mouillés
cire et mine de plomb sur papier, 105x150 cm

jeudi 10 janvier 2008

triptyque

SH, dessin préparatoire, 3,00 cm x 1,50 cm




un triptyque pour démarrer cette année 2008
Une année de création, de vie, de lumière, de partage....
contre l'obscurité,
à l'envers de ce temps .....

... et le texte correspond d'Isabelle Normand



1

soudain elle grimpe
soudain elle saute
soudain elle vibre
soudain elle est en haut du mur
puis accrochée
pantin ivre de vie
flamme
et les muscles fonctionnent
le corps ressort
le corps joie
d’être
le corps qui n’en finit pas d’être lui
soie posée sur l’ossature
soi lové dans la charpente
sous la chute des cheveux et dans l’ombre des plis

la vieillesse a-t-elle prise sur cet amas d’atomes qui deviendront
une pluie d’étoiles quand le temps suspendu aura fini sa course
la jeunesse éternelle derrière l’ombre des nuits n’est-elle pas autre chose

à l’aine au coude au poignet au genou
est-elle enfant est-elle autre
note qui monte et qui descend
son qui palpite
sang qui pulse
électron libre dans le temps
qu’il chahute et qu’il crée
cycle de silence et de bruit
présence

la vie n’est-elle pas autre chose que ce mur et que l’escalade
un côté après l’autre
vie et mort emmêlées
masculin féminin
nudité sous la peau plus humide que dessus
là où chair palpitante
force et fragilité



2

une enfant d’ailleurs
la virgule au temps à la croix au silence
celle qui met au monde
enfant et enfante
finesse des traits
ciselure

la lumière arrive par palpitations et incandescence
descend-on en soi quand on lève le poing
qu’on glisse en silence
qu’on touche et qu’on prend

et l’enfantement
l’enfant qui te ment
l’en-fente qui ment
espace infini et pas limité que cette fente feinte au milieu du temps
sexe qui n’est pas qu’une déchirure mais temple et encens
le sens infini de vie de l’attente de ce long
passage sautillant de l’autre côté du vertige et peut-être
du sang ou du cent
du sans quelque chose
en fente la maman enfante un chemin
pour l’enfant qui vient
en elle elle enfante aussi son destin

brûlure de l’attente
brûlure du temps
pour l’enfant en soi qui sautille et vient



3

de l’autre côté
qu’y a-t-il enfin
ce qui est en haut et qui est en bas
ce qui tangue et tombe
du bas vers le haut
du haut vers le bas
la sinusoïde de ce corps qui chante

IN, le 20/02/08